Productivité, estime de soi et efficacité, c’est ce que la présence des animaux de compagnie au travail produirait chez les collaborateurs. Décryptage de cette nouvelle tendance en entreprise…

Avec 63 millions d’animaux domestiques présents dans un foyer sur deux  (selon la dernière étude TNS Sofres pour la Fédération des Fabricants d’aliments pour chiens, chats, oiseaux et autres animaux et autres animaux familiers en 2017), la France fait partie des pays européens les plus « pet friendly ». Et cet engouement pour nos amis les bêtes prend de l’ampleur. Pour preuves, les bars et autres cafés à chats qui se multiplient un peu partout ou encore la tendance grandissante qui consiste à venir au bureau avec son animal de compagnie. Si l’idée séduit les plus férus de nos compagnons à 4 pattes, elle rebute totalement certains. Petit précis pour convaincre les plus réfractaires.

C’est pas moi qui le dit, c’est la science

Argument massue pour vos collègues réticents : il est prouvé scientifiquement que les animaux participent au bien-être des hommes. Une étude publiée en 2012 par la Commonwealth University (Virginie) prouve que c’est le cas en entreprise puisque les échanges avec des animaux font diminuer le taux de cortisol qui, en trop grande quantité, provoque le stress. Une discipline très sérieuse va également dans ce sens : la « zoothéraphie » ou médiation par l’animal. Capitalisant sur les bienfaits thérapeutiques du contact avec l’animal, elle se développe depuis les années 1950 sous l’impulsion de Boris Levinson, pédo-psychiatre américain, à tel point qu’elle est aujourd’hui utilisée en milieu scolaire, médical ou encore carcéral pour réduire le stress ou encore développer l’estime de soi et la socialisation. Boule de poils contre boule de nerfs, on vous dit !

Il est prouvé scientifiquement que les animaux participent au bien-être des hommes.

 …Et la loi aussi !

Aucun texte de loi n’interdit la présence d’animaux domestiques sur un lieu de travail ou ne fixe de règles concernant leur présence dans cet environnement. Seuls certains secteurs comme l’administration ou l’alimentation les bannissent automatiquement pour des questions d’hygiène ou de sécurité. Libre alors à chaque entreprise de devenir « pet friendly » à condition que tout le monde soit d’accord, direction comme employés et de mettre en place quelques règles de conduites mais aussi des outils et structures spécialisées. Dernier prérequis pour accueillir des animaux en toute sécurité : gérer la question responsabilité grâce à des assurances spécialisées.

”PET friendly”, oui, pas Arche de Noé

Pour ne pas transformer l’open space en ménagerie, il s’agit de cadrer cette pratique. On se fit donc, tout d’abord, aux chiffres en privilégiant les animaux les plus répandus qui sont aussi, en général, les plus disciplinés : les chats qui représentent 20% des animaux domestiques en France, les chiens (12%) et à la rigueur, les poissons (55% !) dont il est très facile de prendre soin. Quel que soit le choix de votre entreprise, pour que cette décision ne devienne pas une fausse bonne idée voire un véritable enfer, deux conditions sont absolument sinequanone : la propreté et la discipline. Point de litières qui trainent et autres fils mâchouillés !

Petit à petit, l’oiseau fait son nid

Selon une étude IFOP pour Purina publiée en 2016, 44 % des salariés souhaiteraient pouvoir venir au bureau en compagnie de leurs animaux mais seuls 16% peuvent le faire. Pour installer cette pratique en douceur, il faut y aller par étape en prenant exemple sur la marque d’alimentation pour chiens Purina justement. Si elle autorise depuis plusieurs années les animaux en son sein, le nombre est limité. C’est pourquoi elle a mis en place le « Pet day » au cours duquel, une journée par an, tous les animaux sont à l’honneur ! Voilà un bon moyen de faire rentrer le meilleur ami de l’homme au bureau : une journée par an qui pourra se transformer en une journée par mois voire une journée par semaine. Et si le « Friday wear » était remplacé par le « Pet Day » ?