bien-être-au-travail

La quête du bien-être des salariés est la grande préoccupation du moment. Mais qu’y a-t-il vraiment derrière cette injonction au bonheur ? Explications.

 

Tout le monde en parle mais peu sont ceux qui prennent aujourd’hui la mesure des transformations à mener pour atteindre le bien-être dans son entreprise. Telle une quête spirituelle, le dirigeant qui veut prendre à bras le corps ce sujet doit en éviter les principaux écueils et tordre le cou à certaines idées reçues.

3 fausses croyances revues et corrigées :

1)    ”Un babyfoot, un cours de yoga et le tour est joué !”

« Le bien-être, ce n’est pas du spectacle » précise Aude Sibuet, consultante en transformation culturelle des entreprises. La table de ping pong et la console de jeux, c’est la cerise sur le gâteau, la fin d’un processus profond de transformation. Car le bonheur au travail ne s’achète pas à coup d’équipement et d’aménagement, il s’organise en changeant l’approche du management et la communication entre les collaborateurs.

Il s’agit de mettre en place un climat favorable à l’agilité et à la productivité des collaborateurs. Que le salarié ne s’y trompe pas ! Son bonheur intéresse le dirigeant, surtout lorsqu’il s’accompagne d’une plus grande efficacité.

 

2)    ”Le bien-être, ça coute cher !”

« J’ai l’habitude de dire que les deux premiers investissements d’une entreprise qui cherche à améliorer le bien-être au travail, c’est une salle de réunion accueillante et un paper board pour favoriser les échanges, lever les frustrations et les incompréhensions lors de réunions régulières.», continue Aude Sibuet.  Soit des investissements mesurés…

En réalité, derrière la crainte d’un coût trop élevé se cache souvent la peur du dirigeant de sonder les coeurs de ses équipes. « Regarder les choses en face, ce n’est pas toujours facile. Pointer les sources de mal-être encore moins ».

L’autre levier déterminant pour amener le bien-être en entreprise, c’est évidemment une direction et des managers engagés fortement dans la démarche. « Sans leur soutien solide, c’est l’échec assuré » insiste l’experte.

 

3)    ”La quête du bien-être c’est sans fin !”  

« Bien au contraire ! Dans tous les projets d’amélioration du bien-être en entreprise, il y a un début et une fin » argumente Aude Sibuet. Il est en revanche nécessaire de procéder avec méthode.

 

On peut considérer qu’il y a 3 étapes à respecter pour un tel projet :

  •       la phase d’étude et de diagnostic, où l’on identifie les points de blocage et les sources de mal-être chez les collaborateurs,
  •   la phase de conception de la nouvelle feuille de route, où l’on personnalise les leviers d’amélioration selon la typologie de l’entreprise, de leur activité ou encore du métier exercé par tel ou tel salarié.
  •       et enfin le déploiement du projet avec une date butoir, des objectifs clairs et des points d’étapes.

 

Au final, la quête du bien-être en entreprise passe essentiellement par la volonté d’amener plus de transparence au sein des organisations, plus de confiance dans les relations manageriales. Il s’agit aussi d’accepter de redonner du pouvoir de décisions aux opérationnels et d’accepter un droit à l’erreur. Bref de manager autrement !

Demain, quand tout ceci sera devenu un réflexe, vous achèterez un baby-foot !