Faut-il s'autoriser à pleurer au travail ?

“Pleure un bon coup, ça ira mieux !”: le vieil adage selon lequel laisser parler ses émotions ferait du bien peut-il s’appliquer dans un cadre professionnel ?

C’est en tous cas la théorie que défend Jennifer Palmieri, ex-conseillère de Hillary Clinton et de Barack Obama. Son livre Dear Madam President, an open Letter to the Women who will run the World raconte comment Hillary Clinton n’a fait que hocher la tête lorsqu’elle a appris que Donald Trump avait été élu président, sans plus d’autres marques de déception.

En France, on se souvient, à l’inverse, des larmes de Ségolène Royal après sa défaite à la primaire socialiste en 2011. Aurait-elle bien fait de laisser ses émotions s’exprimer ? Pour Jennifer Palmieri, c’est impératif ! il faut en effet “acquiescer moins et pleurer plus” (“Nod less, Cry more”).

Ne retiens pas tes larmes, laisse aller ton chagrin

Elle explique dans son ouvrage que retenir ses larmes ne fait qu’ajouter du stress et de la rancoeur. Elle précise « Ne censurez pas vos émotions. Si vous êtes émue aux larmes car vous êtes énervée ou frustrée, ou parce que c’est quelque chose d’important, faites-le »

Et elle n’est pas la seule, Sheryl Sandberg, directrice générale de Facebook, souhaite que les pleurs ne constituent plus un tabou. Dans son livre En Avant Toutes, elle avoue avoir souvent pleurer dans le cadre de ses responsabilités professionnelles.

Mais toutes ces recommandations ne seraient-elles adressées qu’aux femmes ? Et bien non. Même si seulement 9% des hommes avouent avoir déjà pleuré au bureau (Etude It’s Always Personal: Navigating Emotion in the New Workplace), ils déclarent pourtant “se sentir bien mieux après” alors que les femmes déclarent, elles, “ressentir de la honte”. Chères femmes, faites donc comme les hommes, pleurez et soyez en fières !