Même si le salaire constitue l’un des éléments indispensables à la motivation au travail, il serait pourtant à relativiser !  Explications.

Aujourd’hui, on parle beaucoup des éléments de satisfaction professionnelle autre que la rémunération. Le bien-être, le cadre de travail, les dispositifs permettant plus de souplesse, le travail à distance ou encore le “nouveau” management plus horizontal, tels sont les critères appréciés par les salariés avant d’accepter un job dans une entreprise. Oui mais…

Que l’on ne s’y trompe pas, si c’est accompagné d’un salaire de misère, tous ces critères volent en éclat. Selon une étude réalisée par ADP (Automatic Data Processing), 1 français sur 2 considère en effet que la rémunération est le premier critère avant tous les autres. Un constat largement partagé dans le monde entier.

Un critère relatif

Cependant, on observe dans les pays les plus riches, ceux dont les salaires sont les plus élevés, comme la Suisse, une proportion moindre. Les travailleurs suisses sont ainsi 35% à penser rémunération d’abord. A l’inverse, les polonais sont plus de 58% à considérer que le montant du salaire fait l’attractivité du travail.

Il n’en fallait pas moins pour que l’université de Princeton tente d’identifier l’incidence réelle du salaire sur le bonheur des salariés. Le résultat montre qu’au dessus de 75 000 dollars (soit 70 000 euros), le bonheur n’augmente plus. Faut-il pour autant confirmer l’adage selon lequel “l’argent ne fait pas le bonheur” ? En tous cas, l’étude semble montrer qu’avec un salaire plus élevé viennent aussi de nouveaux problèmes, notamment au sein de l’entreprise (pression des résultats, politiques internes, rapport tendu avec les équipes).

Si vous gagnez donc 4 400 euros net par mois et que vous êtes heureux, ne bougez plus !