La recherche de perfection est pour beaucoup considérée comme une qualité. Or elle aurait des effets néfastes sur la santé. Explications…

Ne le niez pas ! Vous aussi avez déjà pensé à invoquer votre perfectionnisme lors d’un entretien d’embauche. Classique erreur de débutant. Le perfectionnisme est étudié de plus en plus près par les chercheurs en psychologie car il engendrerait pour les travailleurs de gros dysfonctionnements et de grandes souffrances.

C’est un objectif irréalisable pour n’importe quel humain.

Une étude menée par la York Saint John University en Angleterre a mis en évidence que les salariés d’aujourd’hui étaient beaucoup plus animés par la recherche de la perfection que leurs prédécesseurs d’il y a trente ans.

Or, selon les observations tirées de ces recherches, les tendances perfectionnistes sont généralement associées à d’autres problèmes cliniques – la dépression, l’anxiété et de nombreux TOC (Troubles Obsessionnels du Comportement) – du fait de la frustration que génère l’impossibilité d’être parfait à 100%. C’est un objectif irréalisable pour n’importe quel humain.

Le bon grain de l’ivraie

Mais pour autant, tout n’est pas nocif dans le perfectionnisme. Pour le psychiatre Frédéric Fanget (dans Psychologie Magazine) : “Celui qui est dans un perfectionnisme positif se sent épanoui. Il peut rater de temps en temps, il n’en fait pas une affaire. Alors que celui qui est dans un perfectionnisme toxique est mal dans sa peau. Il fait toujours passer les contraintes avant le plaisir, car il n’accepte pas ses points faibles. Or, une certaine tolérance envers soi-même est indispensable pour pouvoir aimer sa vie.

Voici 3 conseils simples pour sortir du perfectionnisme dangereux :

  1. Prenez conscience du risque encouru par une recherche de perfection excessive
  2. Acceptez que tout ne puisse être parfait
  3. Fixez-vous des priorités : certains engagements sont plus déterminants que d’autres !