presenteisme

Tout comme l’absentéisme, le présentéisme serait un indicateur incontournable pour mesurer la qualité des conditions de travail. Explications.

 

Le présentéisme serait en effet une donnée à surveiller comme le lait sur le feu selon l’Anact, l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail. Signe d’un dysfonctionnement majeur dans l’organisation et dans le management, ce phénomène est de plus en plus observé dans les entreprises.

 

Rester tard le soir, venir travailler avec 39° de fièvre, ne pas prendre ses congés, certains salariés passeraient trop de temps au travail et ce n’est pas une bonne nouvelle.

 

Course au poste

 

L’accroissement des exigences de rentabilité et la concurrence entre salariés pour des postes qui se raréfient dans un marché du travail en crise font partie des facteurs générant du présentéisme excessif.

 

Une question de santé…

 

Les incidences sur la santé seraient alarmantes. En plus de l’épuisement professionnel induit par cette trop grande charge de travail, cette présence découragerait les salariés de soigner leurs petits maux du quotidien (rhume, virus, mal de dos). Ceux-ci se transformant rapidement en maladies chroniques beaucoup plus difficiles à enrayer

 

… et de coût pour l’entreprise

 

Pour les entreprises françaises, le coût du présentéisme serait 2 fois supérieur à celui de l’absentéisme. Alors qu’à l’étranger, ce phénomène est peu courant. Si l’on prend l’exemple du Danemark (pays champion du bonheur), les salariés restant à leur poste après la fin de la journée officielle seraient mal vus et considérés comme malheureux (n’ayant pas de vie sociale) par leurs collègues..

 

Alors à 18h, dès aujourd’hui, tout le monde dehors !