Qualite_de_air_au bureau_respirez

Si la pollution de l’air extérieur est bien connue, celle de l’air intérieur l’est moins, alors qu’elle s’avère tout aussi préoccupante. En effet, une qualité de l’air négligée au bureau augmente les risques sur la santé des salariés. Voici comment l’améliorer.

Toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, sont concernées par la problématique de la qualité de l’air des espaces clos. Or, il est essentiel de bien estimer les risques encourus par des salariés qui passent en moyenne 7 à 10 heures chaque jour au bureau. Et de mettre en place des mesures préventives efficaces.

Pollution de l’air intérieur : les coupables !

Parmi les sources d’exposition aux polluants les plus connus :

  • Les appareils de bureautique tiennent une place de choix. Ordinateurs, imprimantes, ou encore photocopieurs sont une source non négligeable d’émission d’ozone, de particules fines et ultrafines, ainsi que de composés organiques volatils (COV) lors de leur fonctionnement.
  • Certains produits d’entretien utilisés pour le nettoyage sont également émetteurs de composés organiques volatils (éthers de glycol, alcools, etc.) et donc potentiellement nocifs.
  • L’agencement intérieur, notamment le choix du mobilier doit être soigneusement pensé. En effet, certains panneaux agglomérés composant les meubles sont fabriqués à base de COV très volatil, comme le formaldéhyde.
  • Une mauvaise gestion de la ventilation est aussi responsable de la dégradation de l’air inhalé par les salariés.  

Les contaminants chimiques des appareils de bureautique émis en quantité importante, entre autres par les imprimantes laser favorisant l’évaporation de COV, mélangés à ceux produits par certains produits ménagers, meubles et défaut de ventilation, sont potentiellement dangereux pour la santé des salariés.

Risques sur la santé : une pollution invisible dangereuse

Face à une pollution intérieure non maîtrisée, des symptômes bénins tels que des irritations des muqueuses respiratoires dues à l’inhalation de produits ménagers (white-spirit, acétone, etc.) sont fréquents. Des malaises, nausées, des états de fatigue et de somnolence peuvent également se produire, notamment à cause de matériaux d’ameublement ou de décoration fortement émissifs.

Mais les effets des interactions entre divers polluants peuvent aussi provoquer des maladies plus graves, comme des allergies cutanées, respiratoires ou saisonnières, des signes neurologiques (troubles de la mémoire, difficultés de concentration, etc.), des troubles digestifs ou encore des risques de cancer, en cas de fortes expositions au formaldéhyde.

Pollution de l’air intérieur : quelles solutions ?

Pour purifier l’air au bureau, des solutions simples et efficaces existent. D’abord du bon sens :

  • Aérez au moins 10 minutes par jour, tôt le matin ou en fin de journée, afin d’éviter les pics de pollution extérieure.
  • Luttez contre l’humidité qui augmente les moisissures et les risques d’acariens. Optez pour un déshumidificateur au besoin.
  • Privilégiez l’achat de matériaux, mobiliers et équipements de décoration, à faible émission de polluants volatils.
  • Utilisez des produits ménagers sains contenant très peu de COV, et sans parfum.
  • Stockez les produits d’entretien et consommables dans un local dédié et ventilé sur l’extérieur.
  • Assurez-vous que le système de climatisation est parfaitement entretenu.
  • Utilisez des purificateurs d’air. Différents modèles sont commercialisés en fonction du taux d’humidité moyen et du volume de l’environnement clos à assainir.

Enfin, sensibilisez vos collaborateurs à la problématique de la pollution de l’air intérieur. Pousser une climatisation à fond ou encore entasser une pile de dossiers devant une bouche d’aération influe sur la qualité de l’air qu’ils respirent quotidiennement ! Certains comportements et habitudes sont parfois à revoir pour cohabiter dans une atmosphère saine, sans danger pour le bien-être et la santé.